Assistante sociale études : la voie pour intégrer le DEASS en 3 ans ?

Assistante sociale études : la voie pour intégrer le DEASS en 3 ans ?
Sommaire

Devenir assistante sociale

  • Formation complète : elle combine trois ans d’enseignement et mille huit cent vingt heures de stage pratiques.
  • Accès variés : parcours initial, apprentissage, VAE et dispositifs de financement adaptent l’entrée selon le profil.
  • Débouchés concrets : postes publics, associatifs ou hospitaliers offrent évolution vers coordination et spécialités, avec supervision pour tenir sur la durée, en favorisant entraide et résilience collective.

Le Diplôme d’État d’assistant de service social (DEASS) est la formation la plus reconnue et la plus répandue pour exercer le métier d’assistante sociale. Organisé sur trois ans et validé à hauteur de 180 ECTS, il associe enseignements théoriques et immersion longue en milieu professionnel (environ 1 820 heures de stage au total). Avant de choisir cette voie, il est utile de comprendre précisément ce que la formation apporte, quelles sont les modalités d’accès et de financement, et quelles perspectives professionnelles elle ouvre.

Ce que vous apprenez pendant le DEASS

Le cursus vise l’acquisition d’un socle de compétences professionnelles : évaluer les besoins d’une personne ou d’un groupe, construire et conduire des projets d’accompagnement, travailler en réseau, connaître le cadre juridique et les politiques sociales, et adopter une posture éthique et réflexive. Les enseignements couvrent :

  • les fondements du travail social (sociologie, psychologie, déontologie) ;
  • le droit social et les dispositifs d’accompagnement (protection de l’enfance, RSA, droit du travail, santé) ;
  • les techniques d’entretien, d’évaluation et de conduite de projet ;
  • la coordination avec les acteurs locaux (santé, justice, éducation, associations) ;
  • la prévention, la médiation et l’animation sociale.

Les périodes de stage, réparties sur les trois années, sont essentielles : elles permettent d’expérimenter les situations professionnelles réelles (accompagnement individuel et familial, travail en équipe pluridisciplinaire, rédaction de rapports), d’affiner son projet professionnel et d’apprendre la gestion du temps et des priorités.

Formats de formation : initial, apprentissage et formation continue

La formation est proposée en présentiel par des instituts spécialisés (IRTS et autres centres). Plusieurs formats coexistent :

  • formation initiale classique sur trois ans ;
  • contrat d’apprentissage, combinant formation et travail en entreprise/collectivité (rémunération selon le statut d’apprenti) ;
  • formation continue pour les adultes, parfois modulable ou à temps partiel ;
  • validation des acquis de l’expérience (VAE) pour faire reconnaître une expérience significative et obtenir le diplôme sans suivre l’intégralité de la formation.

L’apprentissage permet d’être salarié dès la première année et d’acquérir de l’expérience immédiate. La VAE est une voie pertinente pour les professionnel·le·s déjà engagé·e·s dans le secteur souhaitant faire reconnaître leurs compétences.

Comment entrer en formation : critères et conseils pratiques

Pour les bachelier·e·s et jeunes sortant du lycée, la procédure d’entrée passe souvent par Parcoursup ; les candidat·e·s doivent constituer un dossier incluant CV, lettre de motivation et parfois des preuves d’engagement social. Les instituts recrutent aussi sur dossier et entretien. Pour les adultes, les démarches peuvent être directes auprès des centres ou via des dispositifs CPF et VAE.

Conseils pour maximiser vos chances d’admission :

  • soignez votre CV et votre lettre : mettez en avant les expériences de terrain (bénévolat, stages, jobs d’animation) ;
  • préparez l’entretien : expliquez clairement votre motivation, une ou deux situations vécues qui montrent votre capacité d’écoute et d’analyse, et votre projet professionnel ;
  • demontrez des qualités recherchées : curiosité, esprit d’équipe, résistance au stress, capacité à prendre du recul et à travailler en réseau ;
  • si possible, multipliez les expériences de terrain avant la formation pour confirmer votre choix professionnel.

Financement : quelles options selon votre statut ?

Plusieurs pistes de financement existent :

  • le Compte Personnel de Formation (CPF) pour les salarié·e·s et demandeur·se·s d’emploi ;
  • les contrats d’apprentissage, qui prévoient une rémunération et la prise en charge des frais pédagogiques ;
  • les aides régionales ou locales, parfois destinées aux personnes en reconversion ;
  • le financement par l’employeur si la formation est suivie dans le cadre d’un projet professionnel interne ;
  • les dispositifs d’aide pour les demandeur·se·s d’emploi (Pôle emploi, etc.).

La VAE représente aussi une économie de temps et de coûts si vous pouvez faire valider une grande partie du diplôme grâce à votre expérience.

Débouchés et réalité du métier

Après obtention du DEASS, les assistantes sociales peuvent travailler dans des secteurs variés : services départementaux de protection de l’enfance, centres communaux d’action sociale (CCAS), institutions médicales et hospitalières, associations d’insertion, établissements scolaires, maisons de justice, structures pénitentiaires, etc. Les salaires d’entrée varient selon le secteur public ou associatif, l’ancienneté et le statut ; l’expérience permet ensuite d’évoluer vers des postes de coordination, d’encadrement ou des spécialités (santé mentale, périnatalité, insertion professionnelle).

Le métier demande de la disponibilité émotionnelle et une capacité à composer avec des situations complexes. La supervision, la formation continue et le travail en réseau sont des leviers essentiels pour préserver sa posture professionnelle et éviter l’épuisement.

Le DEASS en trois ans reste la voie la plus complète et reconnue pour exercer comme assistante sociale. Avant de vous engager, renseignez-vous auprès des IRTS et des centres de formation locaux, assistez à des journées portes ouvertes, échangez avec des étudiant·e·s et des professionnel·le·s, et préparez votre dossier de candidature avec soin. Si vous avez déjà une expérience, étudiez la VAE ou le financement par le CPEnfin, multipliez les expériences de terrain : elles sont souvent décisives pour confirmer votre vocation et réussir votre entrée en formation.

Réponses aux interrogations

Quelles études pour être assistante sociale ?

On s’y lance ensemble, écoute. Pour exercer il faut le Diplôme d’État d’assistant de service social, c’est obligatoire et oui c’est costaud, formation de 3 ans en alternance entre théorie et pratique. Au total 3 560 heures, dont 1 820 heures de stages, ce qui ressemble parfois à une course d’obstacles mais c’est la meilleure école du terrain. J’ai découvert plus en stage qu’en amphi. La formation confère le grade de Licence, donc sérieux sur le CV. Astuce, viser les écoles réputées, préparer les concours, et organiser son planning comme un pro, et célébrer chaque petite victoire.

Quel est le salaire moyen d’un assistant social ?

Le salaire, parlons-en, ce métier paie modestement mais avec sens. En moyenne l’assistant social gagne entre 2 000 et 2 200 euros bruts par mois, un brut annuel autour de 24 000 à 26 600 euros. Le taux horaire brut tourne entre 13 et 15 euros. Ce n’est pas le jackpot, mais la stabilité publique et les primes font souvent la différence. J’ai vu des collègues négocier des bonifications pour l’expérience ou pour des postes spécifiques. Conseil pratique, s’informer sur les grilles territoriales, cumuler des compétences, et garder l’œil sur les possibilités d’évolution. Et surtout, valoriser ce que l’on fait.

Quel BTS pour assistante sociale ?

Le BTS ESF, économie sociale et familiale, c’est un excellent tremplin quand on aime le concret. Il forme aux métiers de la vie quotidienne, alimentation, santé, budget, consommation, environnement, énergie, habitat, pour accompagner et conseiller les personnes en difficulté. J’ai connu une collègue issue d’un BTS ESF qui réglait les questions de budget comme un chef, méthode et empathie. Ce BTS ne remplace pas le Diplôme d’État d’assistant de service social mais offre une boîte à outils précieuse, des compétences pratiques et des stages concrets. Conseil, profiter des stages pour tester les missions et construire son réseau professionnel, c’est clé.

Est-il possible de devenir assistante sociale en 1 an ?

Non, ce mythe revient souvent, et il faut le dire franchement. La formation pour devenir assistant social en un an en partant de zéro n’existe pas en France, c’est une illusion. Le parcours officiel c’est le Diplôme d’État d’Assistant de Service Social, solide, sur trois ans, qui confère le grade de Licence. Oui c’est long, oui c’est exigeant, mais c’est ce qui permet l’expertise terrain et l’autorité professionnelle. Astuce, si l’urgence presse, regarder des formations complémentaires, des certificats ou des stages, mais garder en tête que le DEASS reste le sésame et surtout, parler avec des pros pour s’orienter, vraiment.

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