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e-réputation d'employeur : buzzword ou enjeu ?

Avec la rentrée, le top 50 des employeurs les plus attractifs du monde d’Universum tombe !  Tout comme les feuilles de nos arbres… Et cette année, ils nous a encore réservés de sacrées surprises. Je plaisante… Globalisation et suprématie américano-asiatique oblige (les résultats des 200 000 étudiants issus de 12 pays interrogés sont pondérés au regard du PIB de leur pays), ce classement est à peu près identique à celui de l’année précédente, lui-même sensiblement similaire à celui de l’année d’avant. 

Cékikagagné ? 

Géant de la toile superstar, fat 4 à l’affût, marques iconiques toujours présentes, banque d’affaires qui ne connaissent pas (complètement) la crise, tout comme le luxe… ont la préférence des étudiants commerce et management

Les ingénieurs consacrent également le géant de la toile mais ils délaissent les costumes du consulting et de la banque pour laisser s’exprimer leur passion pour les technologies, les voitures et … le pétrole.

Je m’interroge parfois sur l’angle de ce classement. Récompense-t-il l’attractivité de l’employeur (sa politique RH, ses opportunités de carrières, son management…) ou plus simplement la notoriété, le secteur d’activité, la communication et la réussite économique parfois partagée sous forme de salaires plus élevés qu’une ARE après carence prolongée ? (j’ai un léger penchant prononcé pour la seconde solution…). Il n’empêche que ces classements -il en existe d’autres comme Trendence ou Potential Park- contribuent largement à ce que l’on nomme désormais la réputation d’employeur, voire même, pour les plus connectés (qui ne l’est pas encore ?), la e-réputation d’employeur !

A une différence majeure près ! Si l’attractivité semble l’apanage de quelques grandes entreprises globales ou reconnues au niveau national (à quand une belle percée du slip français dans le classement France ?), la e-réputation d’employeur s’applique à tous : auto-entrepreneur, startup, PME, ETI… Tout employeur à sa chance,… ou personne ne sera épargné ! 

E-réputation, c’est nouveau ?

Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée… C’est clair, la réputation, ce n’est pas un enjeu nouveau. Ce qui est nouveau, c’est que l’on s’y intéresse autant. Pas tant pour se construire et piloter une réputation d’employeur solide que par peur du nouvel ogre 2.0 : le bad buzz ! Où, une horde d'internautes (200 suffisent amplement) se déchainent sans raison (vraiment ?...) sur votre entreprise ou ses collaborateurs ! Le cauchemer ! 

Mais au fait, c’est quoi, la é-réputation d'employeur ? Elle pourrait se définir comme la perception que les internautes ont d’une entreprise sur ses aspects RH ou, on l’oublie parfois, de ses collaborateurs. Cette perception se fonde sur l’ensemble des informations recueillies par l’internaute, quelles que soient les sources de cette information : de la plus sérieuse à la plus fantasque, de la plus officielle à la plus personnelle. Charge à chacun de faire le tri.

Et l’avènement des médias sociaux et collaboratifs ont multiplié les sources. Des services ont même été créés dans cet objectif. Ils ont pour nom Glassdoor  ou Meilleures Entreprises  et permettent à tout salarié, candidat ou stagiaire d’évaluer son entreprise, d’émettre un avis, anonymement ou non. Les Trip Advisor de la réputation d’employeur en somme !

Y-a-t-il un pilote dans la e-réputation d’employeur ? 

Si la DRH semble naturellement toute désignée pour être aux commandes (on se digitalise, oui ou non ? Et on oublie les querelles avec la communication, en passant…), il est important de mettre en place un plan d’attaque : auditer, comprendre, agir et maîtriser sa e-réputation d’employeur.

Auditer ? Pas de temps (ni d’argent) à perdre. Avec quelques requêtes Google, le tour est joué ! Le stagiaire qui venait pour une mission de community manager RH va être servi…Comprendre ? Pas bien compliqué non plus de comprendre que les représentants du personnel sont actifs. En revanche, comment font-ils pour apparaitre sur la première page de résultat des moteurs… Agir ? Enfin ! Allez hop, le community manager stagiaire est nommé social media strategist avec pour mission de produire et de diffuser du contenu positif en veux-tu en voilà. Maîtriser ? Ça c’est vraiment intéressant. Seulement voilà, la é-réputation (comme souvent ce qui commence par e-quelque chose d’ailleurs) ce n’est ni contrôlable ni maitrisable… Quoi ? Ni contrôle, ni maîtrise ? Tout le monde peut continuer à écrire n’importe quoi ? Et on ne peut que veiller et constater ? ...

On a bien fait de mettre un stagiaire sur le coup. Dire que l’on commençait à croire que c’était réellement un enjeu et pas seulement un buzzword… Finalement, cette plaquette sur les valeurs, c’est un beau sujet pour le social media strategist stagiaire ! 

 

 
Tag(s) : #RH et Médias Sociaux, #stage, #social media, #marque employeur 2.0